{"id":1080,"date":"2018-05-19T13:21:03","date_gmt":"2018-05-19T17:21:03","guid":{"rendered":"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/?p=1080"},"modified":"2021-12-24T12:39:15","modified_gmt":"2021-12-24T17:39:15","slug":"21-recapitulation-pour-clore-le-semestre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/?p=1080","title":{"rendered":"21- R\u00e9capitulation pour clore le semestre"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">Apr\u00e8s le parcours que nous avons effectu\u00e9 cette ann\u00e9e \u00e0 propos de l\u2019hallucinatoire et qui nous a conduit \u00e0 relire attentivement \u00ab&nbsp;Psychologie des masses et analyse du moi&nbsp;\u00bb, il convient sans doute de tenter de jeter un regard r\u00e9trospectif et \u00e0 essayer de tirer quelques conclusions. Celles-ci seront n\u00e9cessairement provisoires, dans la mesure o\u00f9 nous ne croyons pas \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement de v\u00e9rit\u00e9s \u00e9ternelles. Mais en voulant r\u00e9capituler et m\u00eame conclure, il est in\u00e9vitable que nous donnions des versions quelque peu \u00ab&nbsp;durcies&nbsp;\u00bb des concepts que nous avons examin\u00e9s dans leur fluidit\u00e9, voire parfois leur ambigu\u00eft\u00e9.<br>Le diagramme propos\u00e9 dans le document pr\u00e9c\u00e9dent nous servira d\u2019organisateur de cette r\u00e9capitulation. Je le reproduis au bas du pr\u00e9sent texte. Je rappelle qu\u2019il convient de parcourir ce diagramme dans le sens anti-horaire et commen\u00e7ant par l\u2019Acte, plac\u00e9 en haut et \u00e0 gauche. Au commencement \u00e9tait l\u2019Acte, c\u2019est la fameuse citation que Freud emprunte \u00e0 Goethe et qui cl\u00f4t <em>Totem et tabou. <\/em>Nous ne nous contenterons pas de la citer une fois de plus et soulignerons au contraire sa tr\u00e8s grande actualit\u00e9, c\u2019est le cas de le dire, attest\u00e9e \u00e9galement par les conceptions les plus contemporaines en neurosciences.<br>L\u2019acte, c&rsquo;est-\u00e0-dire, comme le montre le diagramme, quelque chose qui est aux antipodes de la pens\u00e9e quoiqu\u2019ins\u00e9parable d\u2019elle, et qui se retrouve \u00e0 la fois d\u00e9pass\u00e9 et repris <sup class='footnote'><a href='#fn-1080-1' id='fnref-1080-1' onclick='return fdfootnote_show(1080)'>1<\/a><\/sup> dans quelque chose qui lui ressemble, l\u2019<em>action<\/em>. La continuit\u00e9 et la diff\u00e9rence entre ces notions d\u2019acte, pens\u00e9e et action se constate ais\u00e9ment si l\u2019on suit Freud quand il d\u00e9clare que la pens\u00e9e est elle-m\u00eame une action exp\u00e9rimentale, \u00e0 faible d\u00e9pense d\u2019\u00e9nergie. C\u2019est comme si la pens\u00e9e \u00e9tait donc une action commise dans un espace virtuel. Mais il n\u2019y a pas que l\u2019action qui peut trouver \u00e0 se produire dans un espace virtuel; l\u2019acte aussi a son vis-\u00e0-vis immat\u00e9riel: c\u2019est l\u2019hallucinatoire. Cela m\u00e9rite quelques commentaires, parce que il est contre-intuitif de situer l\u2019hallucinatoire du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019acte.<br>Une premi\u00e8re remarque consiste \u00e0 noter que du c\u00f4t\u00e9 gauche du diagramme, donc du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Acte et de l\u2019halluciner, il n\u2019y a pas de sujet. <em>Cela<\/em> agit<em>,<\/em> <em>cela<\/em> hallucine. Nietzsche est all\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 affirmer que tout aussi bien \u00ab&nbsp;cela pense&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;il pense&nbsp;\u00bb (comme on dit&nbsp;\u00ab&nbsp;il pleut&nbsp;\u00bb), ce qui est juste, \u00e0 cette exception pr\u00e8s que lorsque des pens\u00e9es se produisent en nous et que nous les assumons, nous nous assumons en m\u00eame temps en tant que sujet de ces pens\u00e9es. La situation devient alors plus complexe: \u00ab&nbsp;cela pense&nbsp;\u00bb en moi, de la m\u00eame fa\u00e7on que \u00ab&nbsp;cela agit&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;cela r\u00eave&nbsp;\u00bb, mais la pens\u00e9e authentique nous incite \u00e0 nous poser comme pensant, alors qu\u2019on est port\u00e9 \u00e0 croire qu\u2019un agir, ou un r\u00eave, cela s\u2019est pass\u00e9 malgr\u00e9 nous, sans notre consentement. Or la pens\u00e9e non plus ne demande pas notre consentement, mais lorsqu\u2019elle s\u2019impose et que, pass\u00e9e au crible de la critique, elle se maintient, alors nous l\u2019embrassons volontiers au point d\u2019en faire le t\u00e9moin de notre existence. Descartes propose \u00ab&nbsp;Je pense, donc je suis&nbsp;\u00bb, et bien que la logique de cette assertion soit discutable dans la forme propos\u00e9e, on pourrait peut-\u00eatre dire: \u00ab&nbsp;<em>Cela<\/em> pense et un \u201cje\u201d finit par se constituer&nbsp;\u00bb. Comme Aulagnier le montre dans <em>La violence de l\u2019interpr\u00e9tation<\/em>, le \u00ab&nbsp;Je&nbsp;\u00bb est ins\u00e9parable du discours, et n\u2019est en fait que le \u00ab&nbsp;discours du <em>Je<\/em> sur le <em>Je<\/em>&nbsp;\u00bb.<br>Tout cela peut sembler bien \u00ab&nbsp;intellectuel&nbsp;\u00bb (au sens p\u00e9joratif qu\u2019on donne, va savoir pourquoi, \u00e0 ce terme de nos jours). Cela peut sembler aussi \u00e9loign\u00e9 des pr\u00e9occupations cliniques quotidiennes des psychanalystes. Or rien n\u2019est plus faux. Car comment s\u2019orienter dans sa pratique si on ne sait distinguer entre ce qui rel\u00e8ve de l\u2019acte ou de l\u2019action?<br>Examinons le diagramme. Sous \u00ab&nbsp;acte&nbsp;\u00bb, nous trouvons d\u00e9charge, r\u00e9p\u00e9tition, psychologie de masse, suggestion\u2026 rien, donc, qui rel\u00e8ve de la prise de position individuelle, assum\u00e9e; rien qui donne un sujet capable de prendre ses responsabilit\u00e9s, de reconna\u00eetre ses d\u00e9sirs. Tout ce qui est nettement \u00e0 gauche du pointill\u00e9 rouge pourrait se r\u00e9sumer en un \u00ab&nbsp;<em>C\u2019est plus fort que moi<\/em>&nbsp;\u00bb ou le \u00ab&nbsp;C\u2019&nbsp;\u00bb d\u00e9signe bien l\u2019impersonnel, le \u00c7a si l\u2019on veut, l\u2019inconscient, l\u2019actuel. Ce \u00ab&nbsp;pas de sujet&nbsp;\u00bb est important puisqu\u2019il ne signe pas une absence compl\u00e8te de responsabilit\u00e9 assum\u00e9e par un sujet, mais le fait que le sujet qui vient consulter l\u2019analyste est bel et bien divis\u00e9, qu\u2019il est en proie \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments dont il n\u2019a pas la clef et dont il voudrait bien se d\u00e9partir ou se d\u00e9responsabiliser, mais dont il sent bien que cela est \u00ab&nbsp;en lui&nbsp;\u00bb bien qu\u2019\u00e9tranger: \u00ab&nbsp;<em>etwas andere<\/em>&nbsp;\u00bb (\u00ab&nbsp;quelque chose d\u2019autre&nbsp;\u00bb), \u00e9crit Freud dans \u00ab&nbsp;Le moi et le \u00e7a&nbsp;\u00bb. Cette \u00ab&nbsp;\u00e9trang\u00e8ret\u00e9&nbsp;\u00bb, selon le mot de Laplanche, on ne peut cependant pas la d\u00e9tacher de soi, sauf dans le d\u00e9lire et l\u2019ali\u00e9nation radicale. \u00ab&nbsp;Cela&nbsp;\u00bb nous colle \u00e0 la peau et ne nous l\u00e2che pas. Le but g\u00e9n\u00e9ral de toute analyse est justement d\u2019amener autant que faire se peut \u00ab&nbsp;cela&nbsp;\u00bb du c\u00f4t\u00e9 du \u00ab&nbsp;je&nbsp;\u00bb. C\u2019est la fameuse conclusion de Freud \u00e0 la fin de \u00ab&nbsp;La d\u00e9composition de la personnalit\u00e9 psychique&nbsp;\u00bb (1932, Nouvelles conf\u00e9rences): \u00ab&nbsp;<em>Wo Es war, soll Ich werden<\/em>&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;L\u00e0 o\u00f9 \u00e9tait du \u00c7a, l\u00e0 du Je adviendra&nbsp;\u00bb. Conclusion \u00e0 examiner dans toute son ambigu\u00eft\u00e9: Freud en parle comme de l\u2019ass\u00e8chement d\u2019un marais salant, laissant entendre qu\u2019on pourrait ainsi ass\u00e9cher au moins une partie du \u00c7a et le transformer en Je. Mais si nous disons avec Nietzsche que \u00ab&nbsp;\u00e7a pense en nous&nbsp;\u00bb (et c\u2019est de Nietzsche que Freud a pris l\u2019id\u00e9e d\u2019un \u00c7a, gr\u00e2ce \u00e0 une remarque de Groddeck), alors la fameuse conclusion de Freud peut aussi vouloir dire: l\u00e0 o\u00f9 il y a du \u00c7a, le Je peut d\u00e9sormais se sentir plus \u00e0 son aise, se dresser moins raide contre l\u2019autre-chose en lui. Le Je peut en venir \u00e0 reconna\u00eetre et \u00e0 tol\u00e9rer que l\u00e0 o\u00f9 il y a du \u00e7a \u00ab&nbsp;il y aura encore et toujours de l\u2019autre&nbsp;\u00bb (Laplanche), que l\u2019issue d\u2019une analyse n\u2019est pas de se d\u00e9barrasser de cet autre-chose, mais de mieux s\u2019arranger avec.<br>Et l\u2019hallucinatoire dans tout cela? On se souviendra qu\u2019au d\u00e9but de l\u2019automne j\u2019avais pr\u00e9sent\u00e9 un bref aper\u00e7u des positions de Julian Jaynes, cet auteur qui a postul\u00e9 que les humains ont longtemps fonctionn\u00e9 avec un esprit \u00ab&nbsp;bi-cam\u00e9ral&nbsp;\u00bb (\u00e0 deux chambres): hallucination et action, c&rsquo;est-\u00e0-dire en l\u2019absence de pens\u00e9e critique, de \u00ab Je&nbsp;\u00bb. Pour Jaynes, cela d\u00e9crit une \u00e9poque historique qu\u2019il consid\u00e9rait attest\u00e9e par maints documents et artefacts et \u00e0 laquelle, avec l\u2019invention de l\u2019\u00e9criture, aurait succ\u00e9d\u00e9 la p\u00e9riode actuelle o\u00f9 la pens\u00e9e critique est possible. Nous n\u2019avons pas n\u00e9cessairement \u00e0 prendre position \u00e0 ce sujet pour constater que l\u2019hallucinatoire est en effet une sorte de proto-pens\u00e9e; pas une pens\u00e9e v\u00e9ritable, mais une premi\u00e8re forme de \u00ab&nbsp;virtualisation&nbsp;\u00bb qui concerne l\u2019acte. L\u2019acte et non l\u2019action, puisque nous d\u00e9finissons avec Arendt l\u2019action comme une intervention d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e, assum\u00e9e, donc \u00ab&nbsp;pens\u00e9e&nbsp;\u00bb dans la sph\u00e8re sociale, dans l\u2019histoire.<br>Une autre fa\u00e7on de dire les choses serait donc que la psychanalyse conduit le sujet <em>de l\u2019acte <\/em>(de la r\u00e9p\u00e9tition, de la tendance \u00e0 la d\u00e9charge) <em>\u00e0 l\u2019action<\/em> (capacit\u00e9 de d\u00e9lib\u00e9ration, de retardement de la d\u00e9charge r\u00e9flexe). L\u2019hallucinatoire sous toutes se formes se situe entre ces deux p\u00f4les, avant la pens\u00e9e, mais ayant d\u00e9j\u00e0 d\u00e9pass\u00e9 l\u2019acte du fait de se d\u00e9ployer dans un aire virtuelle. Ainsi le r\u00eave et le fantasme ne concernent que des <em>actes virtuels<\/em> r\u00e9alisant, satisfaisant, sous forme de compromis, le souhait inconscient. Ces actes virtuels ont l\u2019avantage d\u2019exprimer et d\u2019accomplir (virtuellement, hallucinatoirement) le souhait sous-jacent sans affronter le danger que comporterait un acte r\u00e9ellement perp\u00e9tr\u00e9. Mais ici il convient de remarquer une confusion possible: l\u2019accomplissement <em>hallucinatoire<\/em> du souhait n\u2019est pas de l\u2019ordre de la satisfaction r\u00e9elle. La satisfaction est elle aussi toute virtuelle. On a coutume de donner ici l\u2019exemple du fait que le nourrisson qui hallucine le sein ne voit pas sa faim satisfaite\u2014ce qui est \u00e9videmment vrai. Cependant, le manque de satisfaction r\u00e9elle n\u2019est pas vraiment ce qui devrait nous pr\u00e9occuper, puisque le souhait inconscient que le r\u00eave (ou l\u2019hallucination) est destin\u00e9 \u00e0 satisfaire n\u2019est pas de cet ordre \u00ab&nbsp;auto-conservatif&nbsp;\u00bb. Freud a peut-\u00eatre ici p\u00each\u00e9 par \u00ab&nbsp;behaviorisme&nbsp;\u00bb avant la lettre en faisant surgir l\u2019hallucination et le d\u00e9sir \u00e0 partir du retard de la m\u00e8re \u00e0 satisfaire la faim. Cette hallucination du sein, comme coordonn\u00e9e sensorielle du lait \u00e0 venir, peut bien se produire \u2014 nous n\u2019en savons rien, mais l\u2019hallucination, en r\u00eave ou autrement, de ce qui nous manque gravement, nous sugg\u00e8re que cela se peut. Cependant, l\u00e0 n\u2019est pas l\u2019essence de l\u2019hallucinatoire qui nous concerne. Le souhait inconscient qui int\u00e9resse la psychanalyse concerne non pas le lait ou le nutriment quel qu\u2019il soit, mais le sein en tant qu\u2019objet s\u00e9ducteur, excitant. Le pulsionnel se distingue en effet de l\u2019instinctuel par le fait que l\u00e0 o\u00f9 l\u2019instinct vise l\u2019apaisement par l\u2019objet appropri\u00e9 (objet du besoin, objet auto-conservatif), la pulsion recherche plus d\u2019excitation: c\u2019est l\u2019objet excitant qui est vis\u00e9.<br>L\u2019hallucinatoire, c&rsquo;est-\u00e0-dire le r\u00eave, le fantasme, l\u2019illusion n\u2019apaisent pas, mais <em>incitent,<\/em> ils ont partie li\u00e9e avec la pouss\u00e9e de la pulsion. R\u00eaver, imaginer, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 viser une action. Leur seul \u00ab&nbsp;d\u00e9faut&nbsp;\u00bb par rapport \u00e0 la pens\u00e9e et \u00e0 l\u2019action qui lui est associ\u00e9e, c\u2019est de faire fi de la r\u00e9alit\u00e9 partag\u00e9e, de ne se d\u00e9rouler que dans l\u2019espace virtuel ou alors, dans la perversion, de traiter l\u2019autre humain comme un objet partiel ou virtuel. Passer de l\u2019halluciner au penser, et de l\u00e0 \u00e0 l\u2019action, cela demande quelque chose de plus.<br>Qu\u2019est ce quelque chose de plus? C\u2019est l\u2019examen de r\u00e9alit\u00e9 qui est un d\u00e9tachement, voire un renoncement \u00e0 la satisfaction virtuelle un deuil aussi de l\u2019excitation permanente (effet, ultimement, de la pulsion sexuelle de mort). C\u2019est la reconnaissance de l\u2019autre humain comme d\u2019une part excitant, mais aussi comme limitant l\u2019excitation infinie du pulsionnel. C\u2019est le passage de la pulsion (dont l\u2019objet est l\u2019objet partiel) \u00e0 l\u2019amour (dont l\u2019objet est l\u2019objet total). Cela comporte un <em>deuil<\/em>, qui est notre mode de symbolisation par excellence. L\u2019\u00e9laboration psychique est donc indissociable de l\u2019\u00e9laboration d\u2019un deuil. Maintenir en vie le psychique, le penser, cela demande un renoncement \u00e0 la d\u00e9charge mais aussi une v\u00e9ritable prise de risque: le risque de la parole et de l\u2019action dans le monde r\u00e9el (\u00e0 ne pas confondre avec le R\u00e9el tel qu\u2019il contraste avec le Symbolique). Ce monde r\u00e9el est au contraire un monde o\u00f9 la symbolisation permet une v\u00e9ritable circulation de la parole et du sens entre les \u00eatres, c\u2019est la r\u00e9alit\u00e9 partag\u00e9e et pouvant \u00eatre modifi\u00e9e par autre chose que l\u2019illusion et l\u2019hallucination, c&rsquo;est-\u00e0-dire par l\u2019action inscrite dans l\u2019histoire, ce qui comporte la reconnaissance de l\u2019autre en tant que sujet \u00e9gal \u00e0 soi.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/HALL-PENS-2018-05-19-13-21.jpg\" alt=\"HALL-PENS-2018-05-19-13-21.jpg\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: 17pt; color: #000000;\"><\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: 13pt; color: #000000;\">NOTES<\/span><\/p>\n\n\n<div class='footnotes' id='footnotes-1080'><div class='footnotedivider'><\/div><ol><li id='fn-1080-1'> C\u2019est la notion d\u2019<em>aufhebung,<\/em> qui se traduit parfois par \u00ab&nbsp;d\u00e9passement-conservation&nbsp;\u00bb, d\u2019autres fois par \u00ab&nbsp;rel\u00e8ve&nbsp;\u00bb. Notion h\u00e9g\u00e9lienne mais dont Freud fait clairement usage, notamment dans <em>La N\u00e9gation <\/em>(1925). <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-1080-1'>&#8617;<\/a><\/span><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s le parcours que nous avons effectu\u00e9 cette ann\u00e9e \u00e0 propos de l\u2019hallucinatoire et qui nous a conduit \u00e0 relire attentivement \u00ab&nbsp;Psychologie des masses et analyse du moi&nbsp;\u00bb, il convient sans doute de tenter de jeter un regard r\u00e9trospectif et \u00e0 essayer de tirer quelques conclusions. Celles-ci seront n\u00e9cessairement provisoires, dans la mesure o\u00f9 nous<a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/?p=1080\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">\u00ab\u00a021- R\u00e9capitulation pour clore le semestre\u00a0\u00bb<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1080","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-proposes-a-la-discussion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1080","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1080"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1080\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2001,"href":"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1080\/revisions\/2001"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1080"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1080"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/avecfreud.dscarfone.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1080"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}